Jan 09 2010

Une Leçon d’Histoire de la Démocratie en Europe : La Scandinavie

En Europe, on devrait regarder tout en haut, vers la Scandinavie, en ce qui concerne les droits de vote, de citoyenneté, d’acquis sociaux.

Ayant travaillé plusieurs années en Suède, pays ayant l’avantage d’avoir été épargné par les guerres. j’ai estimé à plus de 20 ans l’avance prise depuis les années 50 sur ces sujets.

 

Le Président Mitterand avait semblé s’y intéresser et avait rencontré au début de son premier mandat Olof Palme, 1er Ministre. Malheureusement sans en retenir la moindre leçon (d’ailleurs l’aurait il accepté ?).

  1. L’entrée en Suède .

J’y avais été délégué en 1973 pour ma Société. Il « suffisait » d’attester que l’on disposait d’en emploi et d’un logement. Quel filtrage pour les indésirables ! Après un mois et 10 jours d’attente de ces précieux documents reçus grâce au réseau commercial en place, je pouvais m’installer.

  1. droit de vote/citoyenneté.

Trois années plus tard, en 1976, je recevais ma carte d’électeur (Rostort) valable pour les élections communales et régionales. La même année, j’étais nommé administrateur de la Chambre de Commerce Française.

  1. quelques aspects sociaux.

Octroi d’une prime pour le 1er enfant avec visite à domicile d’une assistante sociale pour vérifier si le bébé est bien soigné.

Congé paternité si demandé.

Cours de suédois gratuits

Bibliothèque/Médiathèque dans chaque commune avec ouvrages en plusieurs langues et même en chinois si une famille de ce pays y résidait (comme à Sollentuna).

En France  on disait: « Oui, mais les impôts ! ».

Ils étaient prélevés automatiquement sur les salaires et égalaient sans plus, l’ensemble des impôts et autres prélèvements français.

Quant aux retraites, elles permettaient à chacun de vivre décemment. L’âge de départ était souvent 65 ans.

  1. Quelques fait inimaginables ailleurs

J’ avais mon bureau au bout de la rue de l’Arsenal (avec des feux de circulation) C’était le trajet lorsque le carrosse royal rejoignait le palais et … s’arrêtait au feu rouge !

Quant à Olof Palme, 1er Ministre, il attendait quelqu’un au vieil aéroport d’Arlandea, tard le soir. Il était seul, un peu débraillé, un peu éméché peut-être ( ?) car il parlait tout seul et sans un policier aux alentours … !

Rien d’étonnant qu’il fut tué en pleine rue de même qu’une ministre peu après.

En Norvège, à Oslo ,on voyait le vieux roi payer lui même ses tickets de tramway

quand il allait encore s’entraîner sur la piste de saut à skis.

Inimaginable, non ?

Bien sûr, pour vivre ainsi, il faut une mentalité de huguenots –qui disparaît peu à peu – et la tranquillité d’un peuple pas débordé par d’anciens colonisés.

Les exemples ci-dessus sont-ils atteignables  en France et même dans d’autres pays européens ? Difficile…..

 

Robert LOLLIOT