{"id":2108,"date":"2015-11-10T22:12:23","date_gmt":"2015-11-10T21:12:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/?p=2108"},"modified":"2015-11-10T22:12:23","modified_gmt":"2015-11-10T21:12:23","slug":"pourquoi-la-nouvelle-coalition-au-portugal-est-une-chance-pour-leurope","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/?p=2108","title":{"rendered":"Pourquoi la nouvelle coalition au Portugal est une chance pour l&rsquo;Europe"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/portugal.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2109\" src=\"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/portugal.jpg\" alt=\"portugal\" width=\"612\" height=\"306\" srcset=\"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/portugal.jpg 612w, http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/portugal-300x150.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 612px) 100vw, 612px\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.latribune.fr\/journalistes\/romaric-godin-22\">Romaric Godin<\/a> \u00a0|\u00a0 09\/11\/2015,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le Portugal va connaitre l&rsquo;alternance \u00e0 gauche. Le gouvernement portugais de droite devrait chuter mardi 10 novembre, renvers\u00e9 par une alliance de gauche. Ce nouveau gouvernement repr\u00e9sente une nouvelle chance pour la zone euro. Saura-t-elle la saisir ?<\/p>\n<p>L&rsquo;annonce de la probable constitution d&rsquo;une majorit\u00e9 de gauche au Portugal aura surpris plus d&rsquo;un observateur qui, au lendemain du 4 octobre, avait annonc\u00e9 la \u00ab\u00a0victoire\u00a0\u00bb de la droite comme celle de la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 et qui avait pr\u00e9sent\u00e9 ce vote comme un \u00ab\u00a0mod\u00e8le.\u00a0\u00bb En r\u00e9alit\u00e9, le Portugal est bel et bien en passe de proposer un mod\u00e8le, mais certainement pas celui que les partisans des d\u00e9valuations internes et des \u00ab\u00a0r\u00e9formes structurelles\u00a0\u00bb s&rsquo;imaginaient alors.<\/p>\n<p>Cette alliance portugaise modifie en effet le paradigme dominant au sein de la politique europ\u00e9enne. Au parlement europ\u00e9en comme dans la plupart des pays de la zone euro, les politiques de d\u00e9valuation interne b\u00e9n\u00e9ficient de l&rsquo;appui des conservateurs et des sociaux-d\u00e9mocrates (qui, au Portugal sont repr\u00e9sent\u00e9s par le PS, le parti social-d\u00e9mocrate (PSD) \u00e9tant un parti de centre-droit). Le Portugal ne faisait nullement exception \u00e0 la r\u00e8gle jusqu&rsquo;ici. En 2010, c&rsquo;est le gouvernement PS de Jos\u00e9 S\u00f3crates qui avait demand\u00e9 un programme \u00e0 la zone euro. Le PS avait accept\u00e9, avant les \u00e9lections de 2011 qui l&rsquo;ont chass\u00e9 du pouvoir, de respecter les demandes de la tro\u00efka.<\/p>\n<h2>En finir avec le \u00ab\u00a0chantage\u00a0\u00bb<\/h2>\n<p>La d\u00e9cision de son leader d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, Antonio Costa, de chercher une alliance avec la gauche radicale pour imposer un v\u00e9ritable tournant dans la politique \u00e9conomique du pays, est donc lourde de sens. Elle signifie que cette division construite depuis 2010 entre les \u00ab\u00a0pro-europ\u00e9ens\u00a0\u00bb, favorables \u00e0 l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9, et les \u00ab\u00a0Eurosceptiques\u00a0\u00bb qui cherchent une autre voie, division qui est fort dangereuse pour l&rsquo;Europe elle-m\u00eame, n&rsquo;est pas une fatalit\u00e9. Le PS portugais entend ne pas abandonner son attachement \u00e0 la construction europ\u00e9enne, mais il entend aussi prouver que celle-ci n&rsquo;est pas incompatible avec une autre politique \u00e9conomique alternative. Autrement dit, Antonio Costa tente de sortir de l&rsquo;habituel \u00ab\u00a0chantage\u00a0\u00bb consistant \u00e0 accepter l&rsquo;euro avec l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 ou \u00e0 le rejeter. C&rsquo;est, du reste, ce \u00ab\u00a0chantage\u00a0\u00bb qu&rsquo;avait tent\u00e9 d&rsquo;opposer le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Anibal Cavaco Silva en imposant un gouvernement de droite pour <em>\u00ab\u00a0sauvegarder les engagements internationaux du Portugal.\u00a0\u00bb<\/em> En refusant cette logique et en d\u00e9cidant de s&rsquo;unir contre le gouvernement de droite, la gauche portugaise veut redonner sa place \u00e0 la politique. Le fait qu&rsquo;un parti social-d\u00e9mocrate &#8211; au sens europ\u00e9en &#8211;\u00a0 adh\u00e8re \u00e0 cette ambition est important\u00a0: il ram\u00e8ne l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 \u00e0 un choix conservateur.<\/p>\n<h2>La fin d&rsquo;une rupture historique<\/h2>\n<p>Ce choix est d&rsquo;autant plus significatif qu&rsquo;il prend place dans un pays o\u00f9 la division de la gauche est tr\u00e8s profonde et tr\u00e8s ancienne. Le PS portugais est un des premiers \u00e0 avoir initi\u00e9 le \u00ab\u00a0virage social-d\u00e9mocrate\u00a0\u00bb et \u00e0 avoir adopt\u00e9 la \u00ab\u00a0rigueur.\u00a0\u00bb D\u00e8s 1976, son leader Mario Soares, avait repouss\u00e9 les demandes \u00ab\u00a0r\u00e9volutionnaires\u00a0\u00bb du parti communiste et des mouvements de gauche issus de la R\u00e9volution des \u0153illets. Il avait aussi pris des mesures de rigueur drastiques pour stabiliser l&rsquo;inflation et l&rsquo;escudo. Il en est r\u00e9sult\u00e9 une division profonde avec le parti communiste (PCP) et le reste de la gauche radicale. Pour prendre conscience de cette division, il faut se souvenir qu&rsquo;en 1983, le PS avait emport\u00e9 les \u00e9lections sans majorit\u00e9 absolue et avait alors pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 s&rsquo;allier au PSD \u00e0 droite qu&rsquo;avec le PCP. On mesure donc d&rsquo;autant plus ce qu&rsquo;a pu repr\u00e9senter pour la direction du PCP, vendredi 6 novembre, l&rsquo;acceptation de cette alliance avec le PS. De fait, la capacit\u00e9 de la gauche portugaise \u00e0 s&rsquo;unir montre qu&rsquo;une v\u00e9ritable barri\u00e8re psychologique et historique a \u00e9t\u00e9 franchie. C&rsquo;est dire combien cette coalition \u00e9tait difficile \u00e0 construire.<\/p>\n<h2>L&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 profond\u00e9ment rejet\u00e9e<\/h2>\n<p>Cette alliance n&rsquo;a, en r\u00e9alit\u00e9, \u00e9t\u00e9 possible que parce que, pendant que les observateurs internationaux et les ministres de l&rsquo;Eurogroupe tressaient les louanges de la politique du gouvernement du premier ministre sortant Pedro Passos Coelho, les Portugais rejetaient profond\u00e9ment sa politique. Si ce rejet a \u00e9t\u00e9 visible \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2013 lors des grandes manifestations, il a \u00e9t\u00e9 un peu oubli\u00e9 par la suite, le calme \u00e9tant revenu dans les rues portugaises. Mais ceci n&rsquo;a jamais signifi\u00e9 qu&rsquo;il a exist\u00e9 une adh\u00e9sion de la majorit\u00e9 des Portugais \u00e0 une politique qui limitait l&rsquo;espoir des plus fragiles \u00e0 retrouver un emploi pr\u00e9caire et mal pay\u00e9 ou \u00e0 \u00e9migrer. Comme les Grecs en 2015, les Portugais ont majoritairement rejet\u00e9 la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 puisque l&rsquo;alliance de droite au pouvoir a perdu 700.000 voix et que l&rsquo;opposition a \u00e9t\u00e9 majoritaire. C&rsquo;est ce fait que l&rsquo;alliance de gauche vient sanctionner. En cela, il est beaucoup plus significatif de la volont\u00e9 des Portugais qu&rsquo;un gouvernement minoritaire destin\u00e9 \u00e0 ne rassurer que l&rsquo;Eurogroupe.<\/p>\n<h2>Equation complexe<\/h2>\n<p>Evidemment, tout reste \u00e0 faire pour la gauche portugaise. L&rsquo;exp\u00e9rience de Syriza en Gr\u00e8ce prouve que sa t\u00e2che sera difficile. Le prochain gouvernement sera un gouvernement PS, avec un soutien sans participation de la gauche radicale. Il devra r\u00e9aliser un programme de r\u00e9\u00e9quilibrage de l&rsquo;effort budg\u00e9taire entre les entreprises et les plus fortun\u00e9s, vers les classes les plus d\u00e9favoris\u00e9es. Il devra aussi reconstituer la demande int\u00e9rieure du pays qui est absolument ravag\u00e9e par l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9. Bref, r\u00e9\u00e9quilibrer aussi le mod\u00e8le \u00e9conomique. Le tout, et sur ce point le PS s&rsquo;est montr\u00e9 tr\u00e8s clair, dans le cadre budg\u00e9taire europ\u00e9en. L&rsquo;\u00e9quation ne sera certainement pas ais\u00e9e \u00e0 r\u00e9soudre. Mais le Portugal n&rsquo;est pas la Gr\u00e8ce.<\/p>\n<h2>Le Portugal n&rsquo;est pas la Gr\u00e8ce<\/h2>\n<p>Le Portugal n&rsquo;est plus sous programme, \u00e0 la diff\u00e9rence de la Gr\u00e8ce. Il ne d\u00e9pend donc pas des fonds de la zone euro pour se financer. Certes, en retour, il d\u00e9pend davantage des march\u00e9s o\u00f9 il se refinance. Et, d\u00e9j\u00e0, on a constat\u00e9 une tension autour du 10 ans portugais. Ce taux est pass\u00e9 de 2,35 % avant les \u00e9lections \u00e0 2,73 % ce lundi 9 novembre. Une hausse certes notable qui d\u00e9note une certaine nervosit\u00e9, mais on est loin des taux d&rsquo;il y a un an encore (3,23 %). En r\u00e9alit\u00e9, ce niveau de taux est tr\u00e8s faible pour un pays comme le Portugal et tout \u00e0 fait soutenable. Il est peu probable que Lisbonne perde l&rsquo;acc\u00e8s aux march\u00e9s pour la bonne raison que ces titres sont soutenus par la politique de rachat de la BCE et que cette derni\u00e8re va s&rsquo;intensifier sans doute dans les mois \u00e0 venir. Du coup, le 10 ans portugais peut appara\u00eetre comme un titre s\u00fbr et plut\u00f4t rentable \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le Bund allemand est de 0,69 %, celui de la France de 1,02 % et m\u00eame celui de l&rsquo;Espagne de 1,95 %. Bref, le danger est faible. Sauf, \u00e9videmment, si la BCE d\u00e9cide d&rsquo;exclure le Portugal de ses rachats. Mais il faudra trouver un pr\u00e9texte valable puisque, \u00e0 la diff\u00e9rence de la Gr\u00e8ce, il n&rsquo;y a pas de programme pour le justifier. La marge de man\u0153uvre de Lisbonne n&rsquo;est donc pas si \u00e9troite, m\u00eame si l&rsquo;\u00e9conomie portugaise est tr\u00e8s affaiblie.<\/p>\n<h2>Confrontation en vue avec la Commission<\/h2>\n<p>La plus lourde t\u00e2che sera de parvenir pour la gauche \u00e0 mener une politique qui change r\u00e9ellement le quotidien des Portugais alors que la Commission europ\u00e9enne et l&rsquo;Eurogroupe seront certainement sans piti\u00e9 face \u00e0 cette tentative in\u00e9dite de rupture par un parti social-d\u00e9mocrate de l&rsquo;alliance pro-aust\u00e9rit\u00e9. Bruxelles va certainement faire pression sur Lisbonne pour que l&rsquo;essentiel du programme du nouveau gouvernement soit abandonn\u00e9, en commen\u00e7ant par les choix budg\u00e9taires. Le Portugal doit s&rsquo;attendre \u00e0 une offensive sans doute s\u00e9v\u00e8re. D&rsquo;autant que, les cas espagnol et italien l&rsquo;ont prouv\u00e9, Bruxelles cherche \u00e0 prouver \u00e0 Wolfgang Sch\u00e4uble, qui veut lui \u00f4ter la surveillance budg\u00e9taire, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas laxiste. Antonio Costa devra donc se montrer solide. Il a une bonne raison pour cela\u00a0: selon P\u00fablico, le vote du budget par les deux partis de la gauche radicale n&rsquo;est pas chose acquise. La pression sera donc maintenue. Et le futur premier ministre sait que s&rsquo;il est renvers\u00e9 par sa gauche, ce sera le retour de la droite au pouvoir. Il devra donc choisir entre contenter Bruxelles et partir ou engager un bras de fer avec la commission et rester.<\/p>\n<h2>Le comportement des Sociaux-d\u00e9mocrates d\u00e9cisif<\/h2>\n<p>Dans ce cadre, le comportement des partis sociaux-d\u00e9mocrates europ\u00e9ens sera d\u00e9cisif.\u00a0Cette famille politique est, pratiquement partout en Europe (\u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;Italie), en pleine crise par son alignement sur les politiques d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9. L&rsquo;alliance portugaise repr\u00e9sente l&rsquo;opportunit\u00e9 de refonder une v\u00e9ritable alternative. Si les gouvernements sociaux-d\u00e9mocrates abandonnent Antonio Costa comme ils ont abandonn\u00e9 Alexis Tsipras, alors preuve sera faite encore une fois que, dans la zone euro, l&rsquo;alternative \u00e9conomique n&rsquo;est pas possible. L&rsquo;euro sera alors clairement en danger, car son identification avec l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 sera une nouvelle fois, apr\u00e8s le cas grec &#8211; que l&rsquo;on peut toujours pr\u00e9tendre particulier &#8211; prouv\u00e9e.<\/p>\n<p>Finalement, la gauche radicale portugaise, en acceptant les conditions socialistes, a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;ignorer le pr\u00e9c\u00e9dent grec en \u00ab\u00a0essayant\u00a0\u00bb une nouvelle fois de changer la donne dans l&rsquo;euro. Le Portugal tente donc d&rsquo;effacer le traitement \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb de la crise grecque.\u00a0 Il est donc de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des sociaux-d\u00e9mocrates de soutenir l&rsquo;alternance au Portugal et de le faire non pas seulement par des mots comme le PS fran\u00e7ais l&rsquo;a fait samedi, mais par des actes, au Conseil europ\u00e9en. L&rsquo;exp\u00e9rience portugaise est une nouvelle opportunit\u00e9. L&rsquo;Europe saura-t-elle le saisir\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Romaric Godin \u00a0|\u00a0 09\/11\/2015, &nbsp; Le Portugal va connaitre l&rsquo;alternance \u00e0 gauche. Le gouvernement portugais de droite devrait chuter mardi 10 novembre, renvers\u00e9 par une alliance de gauche. Ce nouveau gouvernement repr\u00e9sente une nouvelle chance pour la zone euro. Saura-t-elle la saisir ? 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