{"id":1318,"date":"2015-02-09T18:50:51","date_gmt":"2015-02-09T17:50:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/?p=1318"},"modified":"2015-02-09T18:57:39","modified_gmt":"2015-02-09T17:57:39","slug":"europe-lenjeu-democratique-du-probleme-grec","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/?p=1318","title":{"rendered":"Europe : l&rsquo;enjeu d\u00e9mocratique du probl\u00e8me grec"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/grece5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1319\" src=\"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/grece5.jpg\" alt=\"grece5\" width=\"591\" height=\"296\" srcset=\"http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/grece5.jpg 591w, http:\/\/www.citoyendeurope.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/grece5-300x150.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 591px) 100vw, 591px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce peut-elle changer l&rsquo;Europe ?\u00a0En dix jours, le nouveau gouvernement grec n&rsquo;a pas fait qu&rsquo;effrayer les march\u00e9s. Il a aussi remis en question un des fondements de l&rsquo;UE : la sup\u00e9riorit\u00e9 de la \u00ab\u00a0rationalit\u00e9\u00a0\u00bb \u00e9conomique sur le pouvoir d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>sur le m\u00eame sujet<\/p>\n<p>Le nouveau gouvernement grec irrite beaucoup en Europe. Derri\u00e8re les sourire de fa\u00e7ade et la chaleur volontairement affect\u00e9e de la r\u00e9ception d&rsquo;Alexis Tsipras par Jean-Claude Juncker mercredi 4 janvier \u00e0 Bruxelles, on sent une impatience certaine dans les centres du pouvoir europ\u00e9en, \u00e0 la Commission et \u00e0 Francfort. Sans parler de Berlin. Impatience qui se traduit dans une certaine partie de la presse europ\u00e9enne qui, d\u00e9sormais, d\u00e9nonce le \u00ab jusqu&rsquo;au-boutisme \u00bb d&rsquo;Ath\u00e8nes. Mais cette affectation n&rsquo;est peut-\u00eatre pas seulement due \u00e0 la seule question de la dette ou \u00e0 la question technique des d\u00e9rogations accord\u00e9es par la BCE aux banques grecques. Au bout de dix jours d&rsquo;existence, le gouvernement hell\u00e9nique a \u00e9t\u00e9 bien plus loin. Il a mis en danger le c\u0153ur de la pens\u00e9e europ\u00e9enne.<\/p>\n<h2>H\u00e9ritage de la pens\u00e9e allemande<\/h2>\n<p>Qu&rsquo;est-ce que ce c\u0153ur ? C&rsquo;est l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;\u00e9conomique doit s&rsquo;imposer face au politique. C&rsquo;est un h\u00e9ritage de la pens\u00e9e ordolib\u00e9rale allemande sur laquelle se fondent en grande partie les institutions de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Ludwig Erhard, le \u00ab p\u00e8re du miracle allemand \u00bb, ministre de l&rsquo;\u00e9conomie de 1949 \u00e0 1963, puis chancelier jusqu&rsquo;en 1966 et ma\u00eetre \u00e0 penser de la doxa \u00e9conomique germanique, avait r\u00e9sum\u00e9 cette id\u00e9e en affirmant que le march\u00e9 \u00e9tait le \u00ab seul juge d\u00e9mocratique. \u00bb Et ce n&rsquo;est donc pas un hasard si les gouvernements d&rsquo;Angela Merkel ont fait de ce principe la pierre de touche de leurs politiques europ\u00e9ennes. Car, outre-Rhin, Ludwig Erhard est v\u00e9n\u00e9r\u00e9 tant par les Sociaux-d\u00e9mocrates et les Verts que par la CDU, les Lib\u00e9raux et les eurosceptiques d&rsquo;Alternative f\u00fcr Deutschland.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Imposer l&rsquo;unique rationalit\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;id\u00e9e qui pr\u00e9side \u00e0 ce principe est simple : l&rsquo;\u00e9conomie \u00e9tant une science exacte, \u00e0 l&rsquo;\u00e9gal des math\u00e9matiques, ses lois s&rsquo;imposent nolens volens aux Etats et aux citoyens. On ne peut pas voter contre le fait que deux plus deux fassent quatre. On ne peut donc pas davantage voter contre la loi des anticipations rationnelles ou celle des avantages comp\u00e9titifs. Cons\u00e9quence : la d\u00e9mocratie ne peut donc s&rsquo;exercer que dans le cadre de ces lois dont les \u00e9conomistes et autres experts sont les garants. Autrement dit, il est essentiel d&rsquo;\u00e9loigner le peuple et les politiques, tous deux soumis aux passions et au court-termisme, des dossiers \u00e9conomiques.<\/p>\n<p><strong>Maastricht, premi\u00e8re \u00e9tape de la neutralisation d\u00e9mocratique<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Union europ\u00e9enne a fait sienne cette pens\u00e9e devenue dominante avec la crise des ann\u00e9es 1970. Lors de la signature du trait\u00e9 de Maastricht, on avait ainsi limit\u00e9 l&#8217;emprise du politique sur l&rsquo;\u00e9conomie par deux biais : le statut de la Banque centrale et le pacte de stabilit\u00e9. Ind\u00e9pendante du pouvoir politique, la BCE ne peut financer les Etats et a un objectif grav\u00e9 dans le marbre, immuable, celui de la \u00ab stabilit\u00e9 mon\u00e9taire. \u00bb Cet objectif est donc sup\u00e9rieur \u00e0 la volont\u00e9 des peuples qui, en 1992, ont accept\u00e9 par leur vote (direct ou indirect) en faveur du trait\u00e9 d&rsquo;en faire une v\u00e9rit\u00e9 \u00e9ternelle qu&rsquo;ils ne pouvaient plus modifier et dont il laissait \u00e0 la BCE le soin de d\u00e9finir les d\u00e9tails (la fameuse cible d&rsquo;inflation \u00ab proche mais sous les 2 % \u00e0 moyen terme \u00bb). L&rsquo;autre biais \u00e9tait le pacte de stabilit\u00e9 qui pla\u00e7ait le pouvoir politique dans la n\u00e9cessit\u00e9 th\u00e9orique de mener une politique budg\u00e9taire dans un cadre pr\u00e9d\u00e9fini on ne sait trop comment (sans doute sur un coin de table si on en croit la l\u00e9gende&#8230;).<\/p>\n<h2>Les institutions issues de la crise<\/h2>\n<p>Avec la crise, cette tendance s&rsquo;est amplifi\u00e9e. L&rsquo;id\u00e9e qui a domin\u00e9 \u00e0 partir de 2010, c&rsquo;est que les contraintes fix\u00e9es aux gouvernements &#8211; et donc aux peuples &#8211; \u00e9taient trop rel\u00e2ch\u00e9es et qu&rsquo;il fallait, pour \u00e9viter toute nouvelle crise, renforcer encore les liens trop l\u00e2che dans lequel le trait\u00e9 de Maastricht avait encadr\u00e9 le politique. En 2011 et 2012, une s\u00e9rie de mesures et de trait\u00e9s ont donc renforc\u00e9 cette emprise de la \u00ab rationalit\u00e9 \u00e9conomique \u00bb sur le pouvoir politique. Les directives Two-Pack et Six-Pack pla\u00e7aient ainsi sous la surveillance de la Commission les budgets nationaux et donnaient pratiquement de facto (par le syst\u00e8me de la majorit\u00e9 qualifi\u00e9e \u00ab invers\u00e9e \u00bb) la capacit\u00e9 \u00e0 Bruxelles de sanctionner les Etats. De m\u00eame, le pacte budg\u00e9taire, tout en renfor\u00e7ant le pacte de stabilit\u00e9, sanctionnait la mise sous surveillance des choix budg\u00e9taires du parlement non seulement par des Hauts conseils en finances publiques \u00ab ind\u00e9pendants \u00bb, mais aussi par la Cour de Justice de l&rsquo;UE d\u00e9sormais donc charg\u00e9e de surveiller la bonne application de cette mise sous tutelle du politique par l&rsquo;\u00e9conomique.<\/p>\n<h2>La r\u00e9duction du choix d\u00e9mocratique<\/h2>\n<p>Au-del\u00e0 du cadre institutionnel, la pratique entend, depuis 2015, r\u00e9duire la capacit\u00e9 de choix d\u00e9mocratique des politiques \u00e9conomiques. La BCE \u00ab ind\u00e9pendante \u00bb a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans cette politique, notamment par l&rsquo;utilisation de l&rsquo;arme du programme de liquidit\u00e9 d&rsquo;urgence, l&rsquo;ELA, que, par deux fois, elle a menac\u00e9 de couper pour faire fl\u00e9chir le gouvernement irlandais en 2010 et le parlement chypriote en 2013. Mais on se souvient aussi que, pour imposer les choix \u00ab d&rsquo;ajustement \u00bb en Gr\u00e8ce et en Italie, des gouvernements \u00e9lus ont \u00e9t\u00e9 renvers\u00e9s sous la pression de la BCE et de l&rsquo;UE pour imposer des \u00ab unions nationales \u00bb charg\u00e9es d&rsquo;appliquer les solutions \u00e9conomiques \u00ab rationnelles. \u00bb Enfin &#8211; et ce n&rsquo;est pas la moindre des raisons de la victoire de cette pens\u00e9e &#8211; les gouvernements \u00e9lus sur des programmes de \u00ab changement de l&rsquo;Europe \u00bb ont d\u00e9sert\u00e9 en pleine campagne et ont jet\u00e9 aux orties leurs promesses au profit d&rsquo;un doux alignement sur les positions allemandes et d&rsquo;un \u00ab am\u00e9nagement \u00bb du carcan \u00ab rationnel \u00bb de la Commission. L&rsquo;exemple de la France de Fran\u00e7ois Hollande est, de ce point de vue, le plus parlant.<\/p>\n<h2>La tro\u00efka, incarnation de la logique europ\u00e9enne<\/h2>\n<p>L&rsquo;acm\u00e9 de cette logique fut n\u00e9anmoins la tro\u00efka. Les \u00c9tats en difficult\u00e9 devaient \u00eatre remis \u00ab en ordre \u00bb selon un chemin trac\u00e9 par des experts, eux-m\u00eames guid\u00e9s par une rationalit\u00e9 \u00e9conomique \u00e9videmment \u00e9trang\u00e8re aux choix d\u00e9mocratiques des peuples. Pendant 5 ans donc, en Gr\u00e8ce comme au Portugal, en Irlande, en Espagne et \u00e0 Chypre, la tro\u00efka a dict\u00e9 les politiques \u00e9conomiques des \u00c9tats \u00ab sous programmes. \u00bb L\u00e0 aussi en imposant souvent des \u00ab unions nationales \u00bb visant \u00e0 rien d&rsquo;autres qu&rsquo;\u00e0 la \u00ab neutralisation \u00bb du r\u00e9sultat des \u00e9lections. Ceci a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 en Gr\u00e8ce, mais aussi au Portugal. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, le trait\u00e9 du MES, en imposant comme condition \u00e0 l&rsquo;aide europ\u00e9enne un \u00ab programme d&rsquo;ajustement \u00bb, a grav\u00e9 dans le marbre en 2012 cet \u00e9tat de fait.<\/p>\n<h2>Le grain de sable grec<\/h2>\n<p>C&rsquo;est au milieu de cette belle construction que Syriza est arriv\u00e9e comme un chien dans un jeu de quilles. Le nouveau gouvernement grec a, d&#8217;embl\u00e9e, fait le pari de la sup\u00e9riorit\u00e9 de son mandat d\u00e9mocratique sur cette \u00ab rationalit\u00e9 \u00e9conomique \u00bb impos\u00e9e. Il \u00e9tait en position de force, non seulement par son propre score, mais aussi par le fait que, le 25 janvier 2014 (comme, du reste, le 17 juin 2012), la majorit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9lectorat hell\u00e9nique s&rsquo;\u00e9tait prononc\u00e9 pour un changement de direction de la politique \u00e9conomique. Sa l\u00e9gitimit\u00e9 venait aussi de la faillite de la \u00ab rationalit\u00e9 \u00e9conomique \u00bb europ\u00e9enne en Gr\u00e8ce : le pays sort de la politique de la tro\u00efka comme apr\u00e8s une guerre et, malgr\u00e9 les \u00e9tonnantes d\u00e9clarations d&rsquo;un Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France proclamant le succ\u00e8s de cette politique, le pays est exsangue, malgr\u00e9 son retour \u00e0 la croissance. Au reste, Syriza n&rsquo;a gu\u00e8re le choix. Accepter une fois au pouvoir la logique dict\u00e9e \u00e0 Bruxelles et Francfort conduirait le parti d&rsquo;Alexis Tsipras \u00e0 accepter par avance le sort peu enviable du Pasok, qui a perdu par son ob\u00e9issance \u00e0 la \u00ab rationalit\u00e9 \u00e9conomique \u00bb pr\u00e8s de 38 points de pourcentage dans les \u00e9lections en six ans&#8230;<\/p>\n<h2>L&rsquo;audace de Syriza<\/h2>\n<p>Syriza a donc eu l&rsquo;audace de faire ce que les observateurs avis\u00e9s ne pensaient pas croyable : appliquer son programme \u00e9conomique. Chercher une autre voie, \u00e0 travers une autre rationalit\u00e9. Syriza n&rsquo;est certainement pas un parti r\u00e9volutionnaire, il reste attach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9quilibre budg\u00e9taire et \u00e0 l&rsquo;efficience des d\u00e9penses publiques. A Bruxelles ce 4 f\u00e9vrier, Alexis Tsipras a d\u00e9clar\u00e9 ne pas vouloir modifier mais seulement \u00ab\u00a0corriger le\u00a0 cadre europ\u00e9en\u00a0\u00bb.\u00a0 Mais cette correction est d\u00e9j\u00e0 une immense t\u00e2che car elle suppose de sortir de la pens\u00e9e dominante en Europe depuis 2010 : la priorit\u00e9 donn\u00e9e aux \u00ab grands \u00e9quilibres \u00bb financiers et aux ajustements, aussi douloureux fussent-ils. En stoppant la privatisation brad\u00e9e de l&rsquo;autorit\u00e9 portuaire du Pir\u00e9e trois jours apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9lection, le nouveau gouvernement montrait sa volont\u00e9 de changer la donne \u00e9conomique. Mais le moment d\u00e9cisif a \u00e9t\u00e9 la mort de la tro\u00efka prononc\u00e9e tranquillement par Yanis Varoufakis, le ministre des Finances, le 30 janvier devant un Jeroen Dijsselbloem, le pr\u00e9sident de l&rsquo;Eurogroupe, m\u00e9dus\u00e9 devant tant d&rsquo;audace. Mais ce qui, alors, a stup\u00e9fait le tr\u00e8s orthodoxe travailliste n\u00e9erlandais, \u00e9tait avant tout ce qu&rsquo;il lui paraissait impensable : refuser la tutelle des experts, autrement dit refuser la tutelle de la \u00ab rationalit\u00e9. \u00bb<\/p>\n<h2>La position difficile des institutions europ\u00e9ennes<\/h2>\n<p>L&rsquo;enjeu du bras de fer entre Ath\u00e8nes et l&rsquo;Europe d\u00e9passe donc largement le seul cas grec. C&rsquo;est aussi un enjeu pour l&rsquo;Europe. Si Ath\u00e8nes parvient \u00e0 imposer ses vues, ou m\u00eame une partie de ses objectifs, \u00e0 la BCE, \u00e0 la Commission et \u00e0 Berlin, ce c\u0153ur de la pens\u00e9e europ\u00e9enne d\u00e9crit plus haut sera ind\u00e9niablement entam\u00e9. Preuve aura \u00e9t\u00e9 faite que le d\u00e9bat d\u00e9mocratique peut aussi \u00eatre un d\u00e9bat \u00e9conomique. Et que ce d\u00e9bat peut prendre place dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Les dirigeants europ\u00e9ens le savent et le craignent, car alors, plusieurs partis politiques pourraient \u00eatre tent\u00e9s, partout en Europe, de sortir de la logique \u00e9conomique \u00ab impos\u00e9e \u00bb \u00e0 Bruxelles et Francfort. Or, cette \u00ab rationalit\u00e9 \u00bb est aussi la meilleure garantie du pouvoir et de l&rsquo;existence de ces institutions. Mais leur marge de man\u0153uvre est limit\u00e9e : si Ath\u00e8nes est gifl\u00e9e, si on force Syriza \u00e0 \u00ab rentrer dans le rang \u00bb ou la Gr\u00e8ce \u00e0 sortir de l&rsquo;euro pour avoir \u00ab mal vot\u00e9 \u00bb, alors la vraie r\u00e9alit\u00e9 de cette \u00ab rationalit\u00e9 \u00bb pourrait appara\u00eetre dans toute sa nudit\u00e9 non-d\u00e9mocratique. Ce serait une d\u00e9faite morale, l\u00e0 aussi qui ne manquerait pas, non plus, d&rsquo;alimenter les partis contestataires sous des formes des plus extr\u00eames. D\u00e9cid\u00e9ment, la victoire de Syriza en Gr\u00e8ce met l&rsquo;Europe devant des d\u00e9fis qui touche \u00e0 son identit\u00e9 m\u00eame.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; La Gr\u00e8ce peut-elle changer l&rsquo;Europe ?\u00a0En dix jours, le nouveau gouvernement grec n&rsquo;a pas fait qu&rsquo;effrayer les march\u00e9s. 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